Le pic de la vague de chaleur est attendu ce mercredi 24 juin 2026. Météo-France a placé une large moitié du pays en vigilance rouge canicule, avec des températures localement proches de 43 °C dans le Sud-Ouest. Les 23 et 24 juin figurent déjà parmi les journées les plus chaudes jamais mesurées en France.

Installée depuis le 16 juin, la vague de chaleur atteint son paroxysme. Selon Météo-France, la température moyenne nationale a atteint 29,9 °C les 23 et 24 juin, dépassant le précédent record de 29,4 °C (juillet 2019, août 2003). Pour ce mercredi, 58 départements sont placés en vigilance rouge à compter de midi, et une trentaine d'autres en vigilance orange.

Des records en cascade

Les valeurs relevées battent des seuils historiques pour un mois de juin. Mardi 23, le thermomètre est monté à 44,3 °C à Pissos (Landes). Mercredi, Météo-France relevait notamment 43,6 °C à Cazaux (Gironde), 42,2 °C à Nantes, 41,8 °C à Bordeaux, 40,9 °C à Biarritz et 40,3 °C à Paris. Les maximales attendues s'échelonnent entre 40 et 42 °C, jusqu'à 43 °C localement de la vallée de la Loire à l'Aquitaine.

Les nuits n'offrent guère de répit : la moyenne nationale des minimales a atteint 21,6 °C, un record, avec des relevés supérieurs à 25 °C dans de nombreux secteurs (28,1 °C en Vendée). Ces nuits tropicales aggravent le risque sanitaire en privant les organismes de récupération.

Sanitaire et impacts

Santé publique France signale une hausse marquée des passages aux urgences pour pathologies liées à la chaleur : plus de 650 le 22 juin, contre 300 à 450 les jours précédents, des niveaux approchant les pics historiques de 2019 et 2003. Les hospitalisations atteignent 160 à 220 admissions quotidiennes, dont environ 60 % de personnes âgées de 75 ans et plus. En vigilance rouge, le danger concerne l'ensemble de la population, y compris les jeunes et les personnes en bonne santé.

Les autorités rappellent les gestes essentiels : s'hydrater régulièrement, rester au frais aux heures les plus chaudes, prendre des nouvelles des proches isolés. Le ministère de l'Éducation nationale a mobilisé les académies : mardi, 151 écoles étaient fermées et 181 fonctionnaient en horaires aménagés. Une procédure d'information-recommandation pour la qualité de l'air (ozone) a par ailleurs été activée. Un répit est attendu à partir de jeudi soir sur la façade atlantique, mais la chaleur devrait persister sur une large partie du pays jusqu'au week-end.

Cet épisode confirme l'entrée du pays dans l'ère des chaleurs extrêmes, qui interroge la réponse de l'État face à des canicules toujours plus précoces.