Le gouvernement a annoncé samedi 27 juin la prolongation d'une semaine des soldes d'été, dont la date de fin est repoussée du 21 au 28 juillet inclus. La décision, prise par le premier ministre Sébastien Lecornu, vise à soutenir les commerçants de centre-ville dont l'activité a été plombée par la canicule qui frappe la France depuis la mi-juin. Lancés le 24 juin en plein pic de chaleur, les soldes ont démarré dans des rues désertées, les fortes températures dissuadant les clients de se déplacer en magasin (franceinfo, Anadolu).

Une semaine de plus pour écouler les stocks

Habituellement programmés sur quatre semaines, les soldes d'été devaient s'achever le mardi 21 juillet. Ils dureront finalement jusqu'au 28 juillet, soit sept jours supplémentaires. L'annonce a été faite par Serge Papin, ministre chargé du Commerce et des PME, qui a précisé sur le réseau X avoir agi « en accord avec le premier ministre Sébastien Lecornu » et sur proposition du député Antoine Vermorel-Marques. Ce dernier avait porté, avec un collectif d'environ 140 parlementaires, une lettre demandant l'adaptation du calendrier des soldes face à une première semaine « très fortement perturbée » par la chaleur.

Le décalage de la date de fin s'applique de manière uniforme sur l'ensemble du territoire. Il intervient après plusieurs jours de remontées de terrain faisant état de centres-villes vidés de leurs clients, alors que la canicule, installée depuis la mi-juin, a placé une large partie du pays en vigilance (Orange Actu).

Des commerçants entre « catastrophe » et soulagement

Les associations de commerçants ont rapporté des baisses de chiffre d'affaires comprises entre 10 % et 30 % sur la première semaine, par rapport à l'an passé. Plusieurs villes sont citées parmi les plus touchées, notamment Paris, Bordeaux, Lyon, Rouen, Lorient ou Morlaix. Pierre Talamon, président de la Fédération nationale de l'habillement, a dénoncé une « catastrophe » pour « les commerces indépendants » des centres-villes désertés.

Le contraste est marqué avec les grandes surfaces climatisées et les plateformes de vente en ligne, vers lesquelles une partie des achats s'est reportée pendant l'épisode. Pour le petit commerce de proximité, déjà fragilisé par l'érosion de l'attrait des soldes face aux promotions permanentes du e-commerce, cette rallonge est présentée comme une bouffée d'air destinée à liquider les stocks estivaux. Antoine Vermorel-Marques a salué la « réactivité » du gouvernement, tandis que les fédérations professionnelles ont accueilli favorablement la mesure (24matins).