Sur chaque 100 dollars investis dans l'infrastructure de l'IA, la moitié part en puces, selon une répartition-type de BNP Paribas Equity Research. L'autre moitié ne finance pas le calcul : elle bâtit courant, réseau, refroidissement et bâtiments.

Sur ces 50 dollars de silicium, les accélérateurs, c'est-à-dire les GPU de Nvidia et les puces maison des géants du cloud, en captent 25 à eux seuls, un quart de toute la dépense. Le reste des puces va à la mémoire et aux processeurs ; hors silicium, l'énergie pèse 20 dollars, le réseau 15, le refroidissement et la construction 7,5 chacun. La ventilation est une estimation d'analyste, pas une comptabilité auditée ; elle éclaire les proportions sans prétendre au centime près. Rapportée au marché mondial de l'infrastructure d'IA, que l'IDC chiffre à près de 500 milliards de dollars pour 2026, elle indique où file vraiment l'argent de la vague : autant vers l'usine physique que vers les processeurs qui font la une.

Sources & méthode