Un incendie déclaré jeudi 13 août 2026 sur la commune de Luglon, au nord-ouest de Mont-de-Marsan, a parcouru environ 1 100 hectares de pinède dans la nuit et forcé l'évacuation de 525 habitants vers les communes voisines. Au matin du 14 août, aucune habitation n'avait brûlé et le colonel Arnaud Fabre, chef du Sdis 40, jugeait le feu « freiné » par la baisse des températures nocturnes et un air plus humide.

Un feu parti dans la pinède, des villages vidés

Le sinistre a démarré jeudi après-midi dans le massif forestier landais, sur le territoire de Luglon. Selon la préfecture des Landes, il a « progressé très rapidement » dans la journée à la faveur de vents tournants, avant de ralentir avec la nuit. Dans la soirée et la nuit, 525 habitants de Luglon et des hameaux situés vers Garein ont été évacués par précaution et regroupés dans des communes voisines, un centre d'accueil ayant été ouvert à Sabres. Une cellule d'urgence médico-psychologique y a été activée.

Aucune habitation n'a été détruite, alors que certaines se trouvaient à quelques dizaines de mètres du front des flammes, a indiqué le préfet Gilles Clavreul. Plusieurs routes départementales ont été coupées autour de Luglon (RD 327, RD 14, portion de la RD 834). L'origine du feu n'était pas connue au moment de ces premiers bilans.

Carte de situation du département des Landes : l'incendie d'environ 1 100 hectares a parcouru le massif forestier landais autour de la commune de Luglon, avec une extension vers le sud-est en direction de Garein ; les 525 habitants de Luglon et Garein ont été évacués vers Sabres au nord et Arengosse au sud-ouest, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Mont-de-Marsan.

Emprise du feu approximative : aucun périmètre officiel géoréférencé n'était disponible au moment des faits. Contours : france-geojson / IGN-INSEE, Licence Ouverte (Etalab). Localisation d'après la préfecture des Landes, le Sdis 40 et les dépêches AFP.

Des moyens massifs, une accalmie fragile

Environ 500 sapeurs-pompiers, appuyés par une quarantaine de groupes d'intervention feux de forêt et des gendarmes, luttaient sur les lisières. Huit avions bombardiers d'eau ont été engagés, dont quatre Canadair, deux Dash retardateurs et deux Air Tractor. Vendredi matin, un hélicoptère lourd Chinook CH-47D prêté par l'Australie, capable d'emporter près de deux fois plus d'eau qu'un Canadair, a effectué ses premiers largages.

Le colonel Fabre redoutait de nouvelles sautes de feu avec le retour de la chaleur, jusqu'à 36 °C attendus l'après-midi. Le préfet Clavreul estimait que « les quinze prochaines heures seront déterminantes ». La surface parcourue a continué de grimper dans la journée du 14 août, la préfecture faisant état en soirée de près de 1 580 hectares et d'environ 650 personnes évacuées, le feu restant « particulièrement actif » au sud-est de Luglon.

L'incendie de Luglon survient dans une saison hors norme. Selon le système satellitaire européen EFFIS, la France a déjà vu brûler plusieurs dizaines de milliers d'hectares en 2026, un niveau record depuis le début des mesures il y a vingt ans, sur fond de sécheresse persistante et de vagues de chaleur à répétition. Le massif landais, largement planté en monoculture de pin maritime, reste l'un des territoires les plus exposés au risque de feu.