Après une accalmie de trois jours, une nouvelle vague de chaleur gagne la France à partir de ce samedi 8 août et pourrait durer jusqu'à la mi-août, selon La Chaîne Météo. À Paris, la maximale prévue atteint 39,2 °C le 13 août, soit 14,8 °C au-dessus de la normale de la date, 24,4 °C. C'est le cinquième épisode de chaleur de l'été 2026, après la quatrième vague de fin juillet.
L'épisode
Le mercure remonte dès le week-end, puis franchit un palier en début de semaine prochaine. La prévision d'Open-Meteo (tirage du 8 août) situe le pic autour du 12 au 14 août, avec 35 à 40 °C sur une large moitié du pays. Toulouse et Lyon montent à 39,7 °C le 13 août, Nantes à 38,7 °C, Strasbourg à 38,3 °C le 14. Le littoral méditerranéen reste plus tempéré, la brise de mer limitant Marseille à 34,1 °C.
L'épisode s'annonce durable. La chaleur devrait se maintenir jusqu'à la fin de la semaine prochaine, aggravant la sécheresse des sols et un risque de feux déjà élevé sur une grande partie du territoire.
Comparé au climat et à 2003
L'écart au climat est le plus marqué dans la moitié nord, où le pic prévu dépasse la normale de 14 à 15 °C. Sur la grille de réanalyse ERA5, au point de chaque ville, le pic prévu franchit le record de la fenêtre calendaire du 8 au 16 août à Paris, Nantes, Strasbourg, Lyon et Toulouse. Ce record datait de la canicule d'août 2003 dans les cinq cas.
Deux réserves accompagnent cette lecture. Il s'agit d'une prévision à cinq ou six jours pour le pic, non d'une observation. Et le point de grille ERA5 n'est pas la station de référence de Météo-France, dont les records absolus sont plus élevés. La comparaison situe l'ampleur de l'épisode attendu, elle ne proclame pas un record homologué.
Le mécanisme
Un anticyclone puissant se renforce sur le nord et le centre de l'Europe, jusqu'à une configuration de blocage en oméga, où les hautes pressions restent quasi stationnaires plusieurs jours. Un flux de sud à sud-sud-ouest s'installe sur son flanc et achemine vers la France une masse d'air subtropical venue de la péninsule Ibérique et d'Afrique du Nord. Cette advection d'air chaud, combinée à un ensoleillement intense et à des sols très secs qui ne dépensent plus d'énergie à évaporer l'eau, fait grimper les températures rapidement. Le réchauffement de fond rend ces séquences plus fréquentes et plus intenses en France (analyse).
Note méthodologique
Températures maximales quotidiennes au point de chaque ville. Climatologie 1991-2020 (normale, percentiles, enveloppe min-max) calculée sur la réanalyse ERA5 via l'archive Open-Meteo ; série 2026 observée (ERA5) jusqu'au 7 août, prévue (Open-Meteo best_match) au-delà, couture signalée en pointillé. Les records cités sont ceux de la fenêtre calendaire du 8 au 16 août sur la période 1991-2020, au point de grille ERA5, distincts des records de station de Météo-France. Vigilances canicule sur vigilance.meteofrance.fr ; en début de mois, une vingtaine de départements avaient déjà été placés en vigilance orange (franceinfo, 3 août).